Les Druides antiques

Les Druides comprenaient trois catégories :

Les Bardes, poètes et musiciens.

Les Ovates ou Vates qui pratiquent la divination, la médecine.

Les Druides, qui étaient les théologiens, les enseignant et les juges.

 

Les Druides n'utilisaient pas l'écriture, l'enseignement se faisait uniquement par oral. Il ne nous reste donc pas de traces directes hormis les textes antiques romains, grecs ...

 

Selon Strabon : "Chez tous en général il y a trois castes à qui l'on rend des honneurs extraordinaires: les bardes, les vates et les druides; les bardes sont chantres d'hymnes et poètes, les vates, sacrificateurs et interprètes de la nature; les druides, outre la science de la nature, étudient aussi la philosophie morale. On a la plus haute opinion de leur justice: à ce titre on s'en remet à eux du jugement de tous litiges privés ou publics; c'est à ce point qu'autrefois ils étaient arbitres même dans les guerres, arrêtaient les adversaires prêts à se ranger en bataille, et qu'on leur confiait le soin de prononcer dans les affaires de meurtre.."

 

Selon Jules César: "Le point essentiel de leur doctrine c'est l'immortalité de l'âme. Ils enseignent qu'après la mort elle passe dans d'autres corps. Cette conviction, d'après eux, excite particulièrement au courage, en faisant mépriser la peur de la mort. En outre, ils discutent beaucoup sur les astres, leurs mouvements, la grandeur du monde et celle de la terre, sur la nature des choses, la puissance et le rôle des dieux immortels et ils transmettent ces doctrines à leurs jeunes élèves."

 

Selon Pline : "Il ne faut pas oublier non plus à ce propos l'admiration des Gaulois [pour le gui]. Les druides, - c'est le nom qu'ils donnent à leurs mages - n'ont rien de plus sacré que le gui et l'arbre qui le porte, pourvu que ce soit un rouvre. Le rouvre est déjà par lui-même l'arbre qu'ils choisissent pour les bois sacrés, et n'ils n'accomplissent aucune cérémonie religieuse sans son feuillage, au point que l'étymologie de leur nom de druides pourrait passer pour grecque. C'est un fait qu'ils regardent tout ce qui pousse sur ces arbres comme envoyé du ciel, et y voient un signe de l'élection de l'arbre par le dieu lui-même. On trouve très rarement du gui [de rouvre] et, quand on en a découvert, on le cueille en grande pompe religieuse ; ce doit être avant tout au sixième jour de la lune, qui marque chez eux le début des mois, des années et des siècles, qui durent trente ans, jour choisi parce que la lune est déjà dans toute sa force sans être à mi-cours. Ils l'appellent dans leur langue " celui qui guérit tout ". Ils préparent selon les rites au pied de l'arbre un sacrifice et un festin religieux et amènent deux taureaux blancs dont les cornes sont liées alors pour la première fois. Un prêtre, vêtu de blanc, monte dans l'arbre, coupe le gui avec une serpe d'or et le reçoit sur un sayon blanc. Ils immolent ensuite les victimes en priant le dieu de rendre son présent propice à ceux auxquels il l'a accordé. Ils croient que le gui, pris en boisson, donne la féminité à tout animal stérile, qu'il est un remède contre tous les poisons. Tant les peuples mettent d'ordinaire de religion dans des objets frivoles !"

 

 

Les Druides de l'OBOD

 

Certains affirment : "Il ne peut pas y avoir de druidisme sans société celtique." Certe le Druide antique était à la fois le prêtre, le juge, il avait un haut rang au côté du Roi :"Le Roi ne parlait jamais avant le Druide". Le Druide contemporain n'a pas aujourd'hui le pouvoir de ses ancêtres, mais sa fonction spirituelle reste d'actualité et de plus en plus quand on voit le retour au paganisme. le besoin de retrouver ses racines et de les ancrer dans le sol.

 

Le Druide sera le guide, le relieur. Il sera celui qui aura terminé le long chemin de l'apprentissage, il est à la foir Barde et Ovate.

 

Il va chercher durant chaque rite, mais aussi dans sa vie de tous les jours, le geste, le mot, qui le relie à chaque instant au Sacré, aux Dieux.

 

Il est un humaniste, et toujours très proche de la nature, sera bien entendu un écolo.