Le camp d'Artus est situé en forêt de Huelgoat dans les Monts d'Arrée. Le nom même de Huelgoat veut dire "la haute forêt" et est formé de Uhel (haut) et Koad (bois ou forêt).

Nous trouverons dans cette magnifique forêt d'autres curiosités, grottes, roche tremblante, mare aux sangliers .......

 

LE CAMP D'ARTUS

 


Le camp d'Artus est un exemple typique d'oppidium Gaulois, dont les structures ont été mises en évidences par les fouilles de sir Mortimer Wheeler en 1938.

La Motte Féodale

 

Talus bordant la première partie du camp (En vert sur le shéma)
 

 

Une première phase d'occupation a consisté en la construction d'un camp exceptionnellement étendu (30 hectares).
Dans un deuxième temps, la surface du camp a été réduite à la partie nord et le rempart principal a été surélevé pour atteindre et même dépasser 4 mètres de hauteur.
Beaucoup plus tardivement, l'extrémité nord fut choisie pour la construction d'une motte féodale.
En plus du rempart principal, le camp était également protégé par un réseau avancé de lignes de défense : talus, fossés. Mais aussi tours, portes, ponts en bois, situés aux endroits les plus vulnérables, notamment près des portes.

Un tel retranchement n'a pu être prévu que pour la sécurité d'une grande population et pour constituer un point de ralliement en période troublée.

 

L'ossature du rempart principal est constituée de poutres entrecroisées, rendues solidaires à l'aide de fiches de fer. Ces poutres sont noyées dans une masse de terre qui est maintenue, du côté externe, par un mur de pierres dans lequel s'encastrent des poutres transversales. Ceci correspond à la description d'un "murus gallicus".

Extrait de "murus gallicus" de Jules César : Tous les murs gaulois sont à peu près formés de cette façon : des poutres se croisant perpendiculairement sont posées sur le sol et se suivent sans interruption sur toute la longueur du mur. Elles sont séparées par un espace de 2 pieds. Elles sont rendues solidaires entre elles et recouvertes par une masse de terre, tandis que les espaces sus-mentionnés sont pavés extérieurement de pierres. Quand cette rangée est réalisée et consolidée, une seconde semblable est rajoutée par dessus en respectant les mêmes intervalles, de telle façon qu'elle ne touche pas la première mais en soit séparée par un rang de pierres. L'ouvrage est ainsi continué, niveau par niveau, jusqu'à ce que le mur ait atteint le hauteur désirée. Un tel ouvrage offre un aspect varié, par l'alternance des poutres et des pierres et est particulièrement approprié à la défense des villes. En effet, les pierres protègent du feu et le réseau de poutres des coups de bélier qui ne peut ni briser, ni disloquer une ossature ininterrompue constituée de poutres longues en général de quarante pieds, qui sont reliées les unes aux autres".

 

LE PONT ROUGE

 

 

Qui serait d'origine Gauloise

 

LA MARE AUX SANGLIERS

 

 

Son nom vient du fait que l'imagination populaire voit dans ces rocher des têtes de sangliers.

 

LE CHAMPIGNON

 

 

Il ressemble effectivement à un énorme cèpe, mais il est en granit et doit peser environ 200 tonnes

 

LA ROCHE TREMBLANTE

 

 

Plus de 100 tonnes, elle oscille légèrement d'une simple pression du dos à un endroit précis.

Ces types de pierres, appelés aussi "rouler", étaient peut être pour les druides le symbole de la puissance des Dieux et de l'équilibre universel.

 

LA RIVIERE SAUVAGE et LE CHAOS DE LA VIERGE

 

 

Le terme désigne un étonnant amoncellement de blocs rocheux, surgis de la terre il y a des millions d'années et arrondis au fil du temps par l’érosion.

La légende veut que Gargantua, bon géant célébré par Rabelais, se soit vengé du maigre repas que lui avaient offert les habitants en lançant, depuis le Finistère d'énormes galets polis par la mer.

 

LA GROTTE D'ARTUS

 

 

La Grotte d'Artus aurait servit de refuge au célèbre roi Arthur.

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