LA CATHEDRALE DE CHARTRES

 

 

Chartres est une des plus anciennes villes de la France du Nord. A l'époque Gauloise elle s'appelait Autricum et était la capitale des Carnutes.

La première église a été constuite sur l'emplacement d'un ancien Temple Druidique puis Gallo-Romain. Le Duc d'Aquitaine Hunald, en révolte contre les Rois des Francs Pépin et Carloman, remonte jusqu'à Chartres où il brule l'église en 763. Celle ci est reconstruite mais le 12 juin 858 les Normands incendient l'église. Elle est à nouveau reconstruite puis à nouveau brulée par les Normands le 5 aout 862. Le nouvel Eveque Wulphard fait reconstruire une quatrième fois la Cathédrale qui est bientot la proie des flammes le 7 septembre 1020. L'Eveque Fulbert engage alors la construction de l'édifice actuel.

 

De nombreuses cathédrales, églises et chapelles contiennent une “vierge noire”, représentation de Mélusine, source souterraine, la Vouivre que l’on trouvait déjà dans le culte païen, et cette source subsiste encore quelquefois dans la crypte ou près de l’église comme à Chartres (Notre Dame de sous-terre)

 

Selon Louis Charpentier : « La Cathédrale de Chartres est érigée sur un tertre dont l'histoire, à bien des égards, demeure mystérieuse. Les pèlerins de l'ère chrétienne allaient faire pèlerinage à Notre-Dame-de-Dessous-Terre, qui est la Vierge Noire. C'était une très vieille statue, taillée dans un tronc de poirier [comme Era]n évidé et qui représentait, assise et tenant sur ses genoux l'Enfant Dieu, la Sainte Vierge. L'âge l'avait noircie, car elle était très vieille ; si vieille qu'elle avait été sculptée, non par des chrétiens, mais avant que fût né le Sauveur, par les Druides qui étaient les prêtres des païens, et auxquels un ange prophétique avait annoncé que d'une Vierge naîtrait un Dieu ; et ainsi l'avaient-ils représentée, en son futur, avec une grande dévotion et ils avaient écrit sur le socle, en belles lettres latines, les mots : Virgini pariturae ; ce qui voulait dire : La Vierge qui doit enfanter...
Ce que les pèlerins ne savaient peut-être pas, c'est qu'ils n'avaient fait, eux-mêmes, que reprendre le chemin que des générations et des générations avaient, avant eux, parcouru ; car le pèlerinage de Chartres était bien antérieur aux chrétiens, probablement même bien antérieur aux Celtes. Avant eux, des générations et des générations étaient venues se recueillir dans la grotte où régnait une Vierge Mère*, qui était sans doute une Vierge Noire et qui avait peut-être eu nom: Isis, ou Déméter, ou Bélisama.
»

 

 

La flèche de la cathédrale, de 37 mètres, prolonge le puits quadrangulaire celtique de 33 mètres situé dans la crypte et orienté aux points cardinaux.

 

 

 

 

 

 

 

Gytha au puits Druidique

 

 

Le plus ancien labyrinthe que nous rencontrons dans une église, est celui de la cathédrale de Chartres. Il date du XIIe siècle et occupe presque toute la largeur de la nef. Son centre est exactement à la hauteur du troisième pilier. De forme circulaire, il mesure 12,89 mètres de diamètre pour un chemin à parcourir de 261,5 m, le centre était constitué par une plaque de cuivre gravée. On peut les appeler, comme certains auteurs le font, ' dédale ' : en souvenir de l'architecte/Dieu Dédale, qui construisit le labyrinthe du palais du roi Minos à Cnossos en Crète, où se situe la légende et le mythe de Thésée et du Minotaure ; ou encore les ' entrelacs ' puisqu'il n'y a qu'un chemin qui mène au centre après qu'on l'ait parcouru entièrement.

 

Le labyrinthe c'est le monde des entrailles, le monde d'en bas, mais c'est aussi le lieu des mystères, le lieu de l'initiation où l'on meurt et où l'on renaît.

Nous avons effectué cet étrange parcours, nus pieds. L'effet est hypnotique, marcher sur un chemin qui n'en est pas un mais dont il nous semble impossible de s'éloigner, frôler à plusieurs reprises le coeur du labyrinthe pour s'en éloigner à nouveau, énergie du lieu où il nous semble passer par des phases d'abaissement puis d'élévation de l'énergie.



 

 

 

Selon Georges Prat dans son livre L'ARCHITECTURE INVISIBLE : "Tout comme pour Amiens et Reims, le labyrinthe avait pour mission d'indiquer aux initiés l'emplacement d'un point de haute énergie en complément de celui de l'autel.

 

Dans les trois cas les dimensions du labyrinthe (car nous avons encore les dessins de ceux qui ont disparu) correspondent aux accidents géologiques auxquels ils se superposent ............ en traçant à partir du centre du labyrinthe deux droites tangentes au cercle de l'abside, on délimite un triangle dérivé du pentagramme. Ce n'est pas par hasard. Rappelons que les côtés de ce triangle sont dans le rapport du nombre d'or......

 

Cette cathédrale est le seul monument français situé sur un croisement double de l'or. C'est à dire sur le carré magique de la Terre. L'argent et le cuivre se croisent au centre du labyrinthe."

 

 

Courants, failles et cheminées

L'ARCHITECTURE INVISIBLE